Atelier de définition et de validation du programme de formation des médecins en chirurgie essentielle

Les experts et les techniciens de la santé valident le programme de formation des médecins de districts sanitaires en chirurgie essentielle.

C’est à travers un atelier qui se déroule à l’hôtel la Résidence de Ndjaména le lundi 29 Avril 2019.

Le coup d’envoi des travaux a été donné par le Directeur des Organisations de Services de Santé et des mécanismes de financement, le docteur MOUSSA MAHAMAT BRAHIMI.

Ces assises de deux jours permettront aux experts tchadiens et étrangers de réfléchir ensemble pour définir des mécanismes appropriés pour mettre en place rapidement un programme de formation des médecins généralistes en chirurgie essentielle adaptée au contexte tchadien.

La dernière enquête de SONU,réalisée en 2018 grâce à l’appui de l’ UNFPA, a révélé que seulement 12% des médecins généralistes, qui travaillent dans les hôpitaux de districts en zones rurales, disposent des compétences en chirurgie essentielle.

Ce qui fait que la plupart de nos hôpitaux de districts ne disposent pas de personnels de santé qualifiés pour prendre en charge des cas d’urgences chirurgicales ou obstétricales qui se présentent dans ces formations sanitaires.

Conscient de cette situation et pour pallier à cette pénurie de chirurgiens, le gouvernement tchadien, avec l’appui de ses partenaires plus spécifiquement l’Union Européenne à travers 8eme FED, avait entreprit dans les années 1990 et 2000, à la formation des médecins généralistes en chirurgie essentielle afin de palier autant que peut se faire à cette carence.

Le Directeur des Organisations des Services de Santé et des mécanisme de financement, docteur MOUSSA MAHAMAT BRAHIMI, a indiqué que le pays est confronté à une problématique de taux élevé de mortalité maternelle et néonatale consécutifs aux complications obstétricales qui mettent en péril les vies des femmes enceintes et de leurs fœtus.

Ces taux de mortalité représentent le sommet de l’iceberg d’autres mortalités évitables de suite des urgences chirurgicales abdominales ou traumatiques dont une prise en charge simple et appropriée aurait permis de sauver des vies des patients concernés.

MOUSSA MAHAMAT BRAHIMI, a rappelé à l’assistance que l’engagement personnel du Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, IDRISS DEBY ITNO, est en faveur de l’amélioration constante de la santé du couple mère-enfant.

L’engagement, selon lui, traduit par la tenue à chaque 24 du mois, de réunions à la Présidence de la République, présidées par le Chef de l’État lui même.

C’est pourquoi, une solution pour laquelle il y’a consensus consiste à affecter, dans ces postes en zones rurales au niveau des hôpitaux de districts , des médecins non chirurgiens dites de compétences cette chirurgie essentielle pour sauver des vies.

Rédaction

Nadji Ndoumanbé Kaldor

Attachsede Relation de Publiques MSP

2019-05-01T11:54:11+00:00