Conférence-débat : Problématique de la prise en charge du paludisme au tchad

Dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre le paludisme, le Ministre de la Santé Publique AZIZ MAHAMAT SALEH et le Représentant résident de l’organisation mondiale de la santé docteur JEAN BOSCO NDIHOKUBWAYO ont animé conjointement une conférence débat sur le thème: la problématique de la prise en charge du paludisme au Tchad.

L’objectif de cette conférence débat consiste à discuter sur les sujets qui ne concourent pas à la bonne prise en charge du paludisme.

Il s’agit de la proscription des antipaludiques qui ne se fait pas dans les règles de l’art en dépit de directives et normes données par le Ministère de la Santé.

Le coordinateur du programme national de lutte contre le paludisme, le docteur Djidi Ali Sougoudi, a fait une présentation brève sur les normes et directives, et en matière de prise en charge du paludisme dans le cas du paludisme simple.

Dans la région ou la transmission du paludisme est intense, comme dans certaines régions du Tchad, les enfants de moins de 5 ans risquent tout particulièrement de constater l’infection, tomber malades et mourir (plus des deux tiers, 70% , des décès dus au paludisme surviennent dans cette tranche d’âge).

Les deux panelistes ont exhorté les prestataires des soins à respecter le protocole de traitement du paludisme simple.

Pour eux, les combinaisons thérapeutiques à base d’artemisinine pour traiter le paludisme.

Ces médicaments qui sont des combinaisons thérapeutiques, à base d’arteminine dénommées CTA, sont de dernière génération et très efficace.

Nous devons prendre le maximum de disposition pour éviter de créer une résistance (dose insuffisance notamment, utilisation abusive sans diagnostic, donner un seul médicament au lieu de ces combinaisons..) à ces médicaments qui serait dommageable pour la population.

La prise en charge du paludisme simple au niveau communautaire est une intervention essentielle assurée par les agents de santé communautaire pour rapprocher les services de prise en charge de paludisme aux populations vivant dans les zones rurales les plus reculées ou la plus part des gens n’ont pas accès aux tests de diagnostic, et aux traitements.

Les conférenciers ont invités les prestataires encadreurs à une collaboration avec le programme national de lutte contre le paludisme qui fera d’eux les experts qui pourront assurer la formation continue des prescripteurs dans les formations sanitaires.

Attirer l’attention des prestataires de services sur cette pratique qui pourrait être dommageable pour la population.

Pour cette journée le thème retenu est « Zéro Palu je m’engage », mais où en est-on avec la lutte contre le paludisme au Tchad.

Rédaction

Nadji Ndoumanbé Kaldor

Attaché de Presse et de Relations Publique MSP.

2019-04-28T05:21:36+00:00