Nouveau plan d’action nationale de lutte contre les fistibules obstétricales

Le Tchad disposera bientôt d’un nouveau plan d’action nationale de lutte contre les fistibules obstétricales. Les travaux de l’atelier ont démarré le mardi 14 Mai 2019.

Dans le monde, 50 000 à 100 000 nouveaux cas de fistules obstétricales surviennent chaque année.

On estime à plus de 2 millions, le nombre des jeunes femmes vivant avec fistule obstétricale non traité en Asie et en Afrique Subsaharienne.

Pratiquement disparue du monde développé, la fistule obstétricale constitue frappe les plus pauvres.

La fistule affecte généralement les membres les plus marginalisés de la société : des femmes jeunes, pauvres, analphabètes qui vivent dans des zones reculées.

Les facteurs qui contribuent à la fistule obstétricale sont notamment:

? la pauvreté ;

? la malnutrition ;

? les pratiques traditionnelles dommageables ;

? l’insuffisance d’accoucheurs qualifiés ;

? un accès limité aux césariennes d’urgence ;

? une relation intégrée entre les sexes ;

? l’inégalité dans l’accès aux soins de santé.

Au Tchad, malgré les efforts du gouvernement et de ses principaux partenaires, la situation de la santé maternelle reste préoccupante, comme le confirme le niveau des indicateurs de l’EDS-

MICS 2015.

En effet, le taux de Mortalité maternel, qui est de 860 naissances pour 100 000 naissances vivantes, est parmis les plus élevés au monde et dépasse de loin la moyenne de Consultation Prénatale ( CPN1 et CPN4 sont respectivement de 64% et 31%).

Des faibles taux d’accouchements qui ont lieu dans un établissement de soins dans un contexte d’insuffisance des ressources humaines qualifiées ( 22%) un faible taux de césarienne ( inférieur à 1%), le mariage des enfants qui est une cause certes indirectes mais y contribue pour beaucoup ( 70% des filles sont mariés avant 18 ans tandis-que 68% d’entre elles ont déjà un enfant. Les adolescents et jeunes contribuent pour 52% à la mortalité maternelle.

Le plan sera à relire, amender et apporter des réponses aux principaux problèmes et permettre sa fidélisation et sa validation technique.

Contribuer à la relecture et la finalisation du document pour que le Tchad sorte de la liste des pays à forte morbidité et mortalité élevées pour s’inscrire parmi les nations qui seront au rendez vous de 2030 des Objectifs de Développement Durable et de l’ODDD3 relatif à la bonne santé et bien-être des populations.

Rédaction

Nadji Ndoumanbé Kaldor

Attaché de Presse et de Relations Publique MSP.

2019-05-20T03:40:47+00:00