Rencontre : Pourquoi la Couverture Santé Universelle

Pourquoi mettre sur pied une Couverture Santé Universelle et supprimer la gratuité des soins dans les hôpitaux et les centres de santé ?

Cette question est au centre de la rencontre entre la commission santé, affaires sociales de la femme et Droits de l’enfant et les responsables de la santé et les membres de la coordination de la cellule inter-ministérielle de la Couverture Santé Universelle ce mercredi 23 mai 2019 au palais de la démocratie de Gassi.

Dans le cadre de sa politique sociale, le Gouvernement a instauré en 2008, la gratuité des soins d’urgence dans les hôpitaux en vue de permettre l’accès aux soins de qualité à la population. Cette gratuité a été étendue , en 2014, aux centres de santé pour la prise en charge des femmes enceintes et des enfants de 0 à 5 ans. Après plus de 10 années de mise en oeuvre , force est de constater que ce mécanisme pose un problème de soutenabilité économique et pérennité.

En effet, la mise en oeuvre de la gratuité des soins d’urgence nécessité d’importantes ressources financières aujourd’hui difficile à mobiliser en raison des contraintes budgétaires auxquelles notre pays fait face.

En plus de contraintes budgétaires, la mise en oeuvre de la gratuité se heurte au manque d’adhésion de certains prestataires de soins (privé et public) et à l’insatisfaction de la population quant aux services fournis.

Face à ces difficultés, et pour tenir compte des recommandations des Nations Unies appelant les pays mettre en oeuvre des politiques de santé plus équitables , le Tchad a engagé depuis 2015 un processus d’instauration de la Couverture Santé Universelle avec un accent particulier sur la prise en charge des personnes pauvres et vulnérables.

Avec la mise en place du Dispositif d’assurance santé de la Couverture Santé Universelle, le Gouvernement entend favoriser l’accès de tous aux soins de santé sans que personne ne soit exposée aux risques financiers lies à la maladie.

À cet égard les programmes de gratuité seront maintenus et réorientés vers les ménages les plus pauvres qui, à travers les principes d’équité et de solidarité, bénéficieront davantage des dépenses publiques en santé.

Nadji Ndoumanbe Kaldor

Attaché de Presse et de Relations Publiques MSP.

2019-05-25T11:50:34+00:00